Mézilles, le jour où tu fermeras.

Oui, car inéluctablement cela arrivera.
Mézilles, un nom devenu tristement célèbre : d’abord parmi les militants de la cause animale, avant de se diffuser en Bourgogne, puis dans les médias. L’élevage des Souches abrité par ce village bucolique n’est autre qu’un élevage de chiens destinés aux laboratoires. Peut-on faire plus inique profession ? Cynique profession prononce-t-on avec la liaison…
Chaque année les voix s’élèvent pour ceux qui n’en ont pas. Ces chiens ont été convoqués sur terre pour être destinés à une vie de souffrance : y a-t-il peine plus douloureuse pour des êtres innocents, qui ne comprendront jamais à quel titre souffrent-ils ainsi ?
Nous entendons alors cette rengaine : pour la santé humaine.

Nous n’avons malheureusement que peu de réconfort à vous offrir sur ce point et demandons, encore aujourd’hui, ne serait-ce qu’un bilan de vies animales sacrifiées face aux évolutions médicales et aux vies humaines sauvées ? Quand bien même, soyez certains que la raison d’existence de l’élevage de Mézilles n’est pas le progrès de la médecine mais la rentabilité et l’intérêt lucratif de son activité. Lucrer sur la souffrance animale n’est-il pas alors le pire comportement moral qui soit ? Tenter de le justifier par des voies détournées est alors, non seulement inapproprié mais participe d’une volonté de blanchiment moral à laquelle tous les acteurs de la vivisection participent aujourd’hui.
Quant aux résultats des souffrances de tous les chiens que l’élevage des souches de Mézilles a envoyé dans les laboratoires, nous sommes encore loin d’obtenir une telle transparence. La majorité de nos concitoyens ignorent que de tels élevages existent simplement. D’autres, que la vivisection a toujours cours.
L’élevage de Mézilles fournit, entre autres, les laboratoires de l’AFM-Téléthon, qui ne montrera jamais les expériences et les conditions des chiens. Pire, lors des images que nous avions diffusées en décembre dernier, aucune réponse n’a été donnée aux médias qui n’ont eu de cesse de contacter le laboratoire où nous avions filmé. Le silence, le déni. Tout en faisant appel à la générosité d’un grand public ignorant cette réalité. Financer l’AFM-Téléthon, c’est aussi financer son fournisseur : l’élevage de Mézilles.
Les primates, puis les chiens et les chats seront les prochaines espèces à être exemptées du calvaire des laboratoires, après les grands singes, déjà protégés : ce n’est qu’une question d’années. Ce jour-là Mézilles fermera.
Et aucun argument fallacieux ni aucun subterfuge ne permettra alors à ceux qui ont profité de la souffrance animale de se réfugier ou dire qu’ils n’avaient pas le choix.
Ce jour-là, nous pourrons regarder les barrières de l’élevage des Souches comme un vestige d’une époque où l’on considérait les chiens comme du matériel de laboratoire.

Une vie de souffrances : les expériences sur les chiens financées par le Téléthon

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