Infiltration : chats de laboratoire

Témoignage inédit sur les chats utilisés pour des expériences sur le cerveau

Photo by Pacto Visual on Unsplash

EN BREF

Un professionnel de la recherche a pu infiltrer pour nous l’un des centres fournissant des chats pour des expériences sur le cerveau.

ACTION !

Demandons une commission d’enquête parlementaire sur les animaux de laboratoire

CHIFFRES CLÉ

0
chats ont été utilisés en 2016 (hors reproduction)
0
en recherche fondamentale (notre vidéo)
0
en recherches translationnelles ou appliquées
0
en production ou essais de qualité d’efficacité et d’innocuité
0
entrainement aux expériences pour les étudiants

VIDÉO

INFILTRATION : CHATS DE LABORATOIRE

Contexte

Le 3 avril dernier, l’annonce de la fermeture d’un “abattoir à chatons” outre atlantique saisit d’effroi le grand public qui semblait découvrir alors que des chats étaient utilisés pour des expériences.  Animal Testing n’a cessé de répéter que c’était aussi le cas en France. Nous diffusons donc à l’occasion de la Journée Mondiale des Animaux de laboratoire une vidéo inédite sur l’un des bastions de la recherche utilisant les chats, en France.

La vidéo et la protection des sources

Animal Testing publie une vidéo issue d’une infiltration et tournée en caméra cachée par un professionnel de la recherche qui a eu le courage de filmer pour nous ces images et d’enregistrer la conversation avec un salarié de l’animalerie. Pour des raisons de sécurité nous ne dévoilons pas le lieu. Nous ne dénonçons pas un lieu mais une pratique en général. Ces images ont été tournées en 2017 : comme pour nos vidéos précédentes, Animal Testing attend systématiquement un certain délai pour la diffusion, dans un souci de protection des sources et des personnes.
Ces images inédites sont extrêmement difficiles à obtenir. Pour cause, l’omerta est particulièrement forte sur ce sujet, même pour le personnel y travaillant, comme le souligne notre interlocuteur dans la vidéo.

Des chats utilisés pour des expériences de laboratoire - YouTube

Ce que nous dénonçons

Après nos enquêtes sur les chiens (décembre 2016), les singes (janvier 2017), les souris (novembre 2017), nous dénonçons ici des aspects déjà constatés au préalable :

1. L’omerta.

“Mais toi on t’a dit de ne pas en parler”
Notre interlocuteur ignorait la présence des chats en venant travailler sur ce lieu de recherche. Le personnel est mis au pas dans les laboratoires pour ne pas parler de ce qui est fait aux animaux. Ici, le salarié de l’animalerie ne devait pas mentionner la présence ou l’existence des chats et des expériences. EN outre, nous interrogeons le financement.

2. Le manque de transparence sur les expériences : quelles souffrances et quelles conditions ?

L’information est volontairement morcelée : même au sein de l’unité de recherche, difficile de savoir quelles sont les expériences pratiquées ensuite et les protocoles pour lesquels partent les animaux. Nous savons que les chats de cette vidéo sont utilisés pour des expériences sur le cerveau et “quand ils partent ils reviennent pas”.

3. Le manque de transparence sur les résultats : quel bénéfice ?

Difficile là encore de savoir à quoi servent précisément ces animaux. C’est aussi ce qu’interroge notre interlocuteur. Quels sont les bénéfices des expériences pratiquées ? 

Au-delà des chats

Les chats ne voient pas le jour, ne sortent pas et ne sortiront jamais. Mais c’est le sort de n’importe quel animal de laboratoire. Le grand public est plus sensible au sort des chats qu’à celui des lapins, pour autant nous tenons à préciser que nous ne hiérarchisons pas les souffrances de ces animaux.

Chiffres et données

En 2016 selon les dernières statistiques officielles, chat ayant servi à :

214 : recherche fondamentale (notre vidéo)
447 : les recherches translationnelles ou appliquées menées pour :

  • la prévention, la prophylaxie, le diagnostic ou le traitement de maladies, de mauvais états de santé ou d’autres anomalies ou de leurs effets chez l’homme, les animaux ou les plantes
  • l’évaluation, la détection, le contrôle ou les modifications des conditions physiologiques chez l’homme, les animaux ou les plantes ;
  • le bien-être des animaux et l’amélioration des conditions de production des animaux élevés à des fins agronomiques.

253 : de la production ou des essais de qualité, d’efficacité et d’innocuité de médicaments à usage humain ou vétérinaire, de denrées alimentaires, d’aliments pour animaux et d’autres substances ou produits.
153 : L’enseignement supérieur, ou la formation professionnelle ou technique conduisant à des métiers qui comportent la réalisation de procédures expérimentales sur des animaux ou les soins et l’entretien de ces animaux, ainsi que la formation professionnelle continue dans ce domaine.

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