Singes dans un labo de Paris

EN BREF

L’association a enquêté sur des singes enfermés dans des cages d’un mètre cube, pendant une dizaine d’années ou plus, intoxiqués au MPTP pour développer la maladie de Parkinson entre autres, avec des implants en métal dans le crâne.

C’est à Paris, c’est en ce moment.​

ACTION !

Le but de cette enquête serait de rassembler des experts scientifiques pour débattre de ce sujet.

Les conclusions devraient aboutir à des recommandations pour faire évoluer les lois .

CHIFFRES CLÉ

0
primates non humains (PNH) utilisés en 2014 dans l’UE
0
Nb. de primates utilisés dans l’UE en 2016 (+218%)
0
4 catégories de sévérité d’expériences :
légère, modérée, sévère, sans réveil
0
Les 32 macaques de cette enquête relèvent de la catégorie de sévérité "modérée"

VIDÉOS

RETOMBÉES MÉDIATIQUES

Des singes de laboratoire dans le sous-sol d’un hôpital en plein Paris

Des singes dans des cages d’un mètre cube, pendant une dizaine d’années ou plus, intoxiqués au MPTP pour développer la maladie de Parkinson entre autres, avec des implants en métal dans le crâne.

C’est à Paris, c’est en ce moment.

SOUFFRANCES MULTIPLES

Ils ne voient pas la lumière du jour et ne sortent qu’en chaise de contention (poignets, chevilles et cou bloqués) pour réaliser des expériences de recherche fondamentale sur le cerveau.

L’apprentissage de la chaise de contention est en soi un autre mal : il nécessite un cassage psychologique du singe qui passe par la privation de nourriture jusqu’à ce que l’animal cède et accepte, bien malgré lui, de sortir la tête et d’avoir le cou bloqué dans cet appareil.

La souffrance de ces singes est multiple.

singes paris

Le quotidien consiste pour eux à :

  • vivre dans un univers bruyant, carcéral, isolé de toute relation sociale ou activité physique, pendant des années, sans sortie à l’extérieur ni lumière naturelle,
  • subir les intoxications et les maladies qu’on leur inocule, avec tous les symptômes et les maux que cela suppose,
  • apprendre par la force à accepter la chaise de contention,
  • subir la trépanation. Les singes portent en permanence des implants en métal dans le crâne, donnant accès à leur cerveau.
  • résister, comme ils le peuvent, à certaines expériences, comme vous le verrez dans notre seconde vidéo.

Nous souhaitons, par ces images, que personne ne puisse ignorer le calvaire de ces animaux, si intelligents et, dans leur grand malheur, si proches de nous.

Le paradoxe de l’expérimentation animale n’est-il pas alors avoué : comment nier la souffrance d’êtres sensibles que la science a choisis comme cobayes justement parce qu’ils nous sont si proches.

Par ces images nous mettons en lumière ce que la plupart d’entre nous préfèrerait ne pas voir, et ce que d’autres tentent de taire.

Ces pratiques sont-elles légales ? Pourquoi ne pas faire autrement ?

Exigeons une commission d’enquête parlementaire sur l’expérimentation animale : signez la pétition ici.   

Pour que nos enquêtes continuent, soutenez Animal Testing : nous sommes tous bénévoles et n’avons pas les moyens de ceux que nous dénonçons.

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Où en est-on après L'enquête ?

06 Novembre 2017
1. Lettre de B.Bardot à la Ministre de la Santé
A la suite de la diffusion de cette vidéo, La Fondation Bardot a adressé une lettre ouverte à la ministre de la Recherche Frédérique Vidal pour demander à ce que la France sorte de «cette impasse honteuse qu'est l'expérimentation animale».
06 Novembre 2017
22 novembre 2017
2. La méthode scientifique, France Culture
Réponse du chercheur G. Chapouthier face à nos images : "la règle des 3R n'est pas une règle de droit, c'est un souhait philosophique (...) donc il y a une marge. Et on ne va pas mettre un policier derrière chaque chercheur". Autrement dit, la prise en compte de la directive européenne et de la souffrance animale dépend de la bonne volonté de chaque chercheur...
22 novembre 2017
30 novembre 2017
3. Assez de caricatures
Tribune de 400 chercheurs dont les biologistes Margaret Buckingham, José-Alain Sahel et Jules Hoffmann, qui ont signé dans Libération un article intitulé « assez de caricatures sur l’expérimentation animale »
30 novembre 2017
07 décembre 2017
4. Un enjeu pour la science
Florence Burgat: L’utilisation de modèles animaux dans la recherche biomédicale n’est pas qu’une obsession des militants de la cause animale. C’est un enjeu pour la science de demain. Comment remplacer ces êtres vivants ?
07 décembre 2017
08 décembre 2017
5. Assez de caricatures 2
Réponse dans une nouvelle tribune par des chercheurs Libération : "Nous reprendrions volontiers à notre compte le titre de la tribune parue dans Libération le 30 novembre et que 400 scientifiques ont signée : «Assez de caricatures sur l’expérimentation animale !» On pourrait leur retourner le compliment lorsqu’ils évoquent des «groupuscules déguisés en lanceurs d’alerte (qui) remettent en cause les bases de la biologie»."
08 décembre 2017
12 décembre 2017
6. Un débat qui fait rage
Fiorenza Gracci : "Parues à dix jours d'intervalle dans le journal Libération, deux pétitions de chercheurs au sujet de l'expérimentation animale ont fait beaucoup de bruit."

12 décembre 2017
12 décembre 2017
7. Chasse aux Sorcières
Marc Peschansky, Chercheur et Directeur Scientifique de l’I-STEM, l’Institut des Cellules Souches pour le Traitement et l’Etude des maladies Monogéniques (I-Stem) attaque directement l’association et s’égare dans des propos diffamatoires.
(Podcast à partir de 17 minutes)
"Ce qui a déclenché le coup de gueule c'est la chasse aux sorcières. Audrey Jougla nous traîne dans la boue, nous stigmatise. (...) Animal Testing, lorsqu'on lit les commentaires c'est des appels aux meutres.", à ce sujet, Animal Testing pense que M. Peschanski confond notre site web avec les commentaires YouTube d'anonymes. Et nous lui suggérons la lecture de cet article de notre blog au sujet des appels à la haine justement

12 décembre 2017
14 décembre 2017
8. Contrôles inopinés
Aurélie Delmas : "les points limite ne sont pas toujours respectés, comme nous l’avons montré dans nos enquêtes», dénonce Audrey Jougla, fondatrice de l’association Animal Testing. «Il faudrait déjà appliquer la loi», réclame-t-elle, citant parmi ses revendications des contrôles inopinés des labos"

14 décembre 2017
18 décembre 2017
9. Accompagner la transition
Muriel Obriet : "Le nombre d’animaux utilisés en France a augmenté de 7,5 % entre 2014 et 2015 - soit un total de 1 901 752 animaux - dont une hausse de 187 % pour les primates non humains. (...) Les chiffres nous disent aussi que les animaux ont été soumis à davantage de procédures de «classe modérée», + 40,6 % par rapport à 2014 (2) et «sévère», + 19,3 % (3) alors que, parallèlement, le nombre d’animaux utilisés dans des procédures dites «légères» diminuait de 16 %."

18 décembre 2017
19 décembre 2017
11. Un cadre européen
Younous Omarjee : député européen : "Le Centre européen pour validation des méthodes alternatives (ECVAM), l’organisme européen pour développer et valider ces méthodes au niveau européen, bénéficie d’un budget qui ne lui permet pas de valider suffisamment ces méthodes et ce dans des délais raisonnables. Une directive européenne adoptée en 2010, la directive 2010/63/UE, a permis aussi de franchir un cap important. Elle a créé un cadre européen pour la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques et a imposé dans toute l’Union européenne la règle dite des 3R (remplacement, réduction, raffinement). Mais son caractère non contraignant, l’ambiguïté de certaines de ses dispositions et quelques lacunes dans sa rédaction contribuent à une application contestable par les États membres et à l’absence de progrès quant à son objectif ultime, à savoir le remplacement total de l’expérimentation animale."

19 décembre 2017
16 janvier 2018
12. Alternatives
Article : "À la suite de la diffusion d’une vidéo tournée dans un laboratoire public de recherche par l’association radicale Animal Testing, une controverse scientifique sur les alternatives à la recherche sur l’animal a éclaté"

16 janvier 2018